Il était une fois le Disco

Il était une fois le Disco

Il était une fois le Disco

Qu’on soit jeune ou moins jeune, on connait tous plus ou moins ce que représente le Disco. Bien plus qu’un genre musical, c’est un véritable mouvement social que représente ce style de musique. Retraçons ensemble l’histoire de ce genre qui ne laisse personne indifférent !

La naissance du Disco

La musique Disco tire son origine du savant mix des genres funk, soul et pop et tient donc ses racines de la musique afro-américaine. Caractérisé par des instruments à cordes, des cuivres puis avec le temps, des synthétiseurs, ce genre musical est connu pour son rythme endiablé et entrainant. Très souvent binaire, celui-ci est marqué par le tintement de la grosse caisse sur chaque temps de la mesure en 4/4. Destiné à l’origine aux discothèques (qui tire son nom du genre musical), le Disco est une musique faite pour danser plus qu’autre chose. Les paroles sont facilement mémorisables et sont principalement constituées d’accroches permettant d’habiller le rythme de la musique. A ses débuts en 1970 aux Etats-Unis, le Disco était timide est a eu du mal à trouver son public. C’est officiellement en 1972 avec le groupe Barrabas et son titre « Woman » que le Disco commence à prendre son envol. Il a été popularisé notamment par les disc-jockeys des grandes discothèques de New York et les chaînes de radios qui diffusaient non-stop ce style de musique.

Bien plus qu’un genre musical

Synonyme de liberté et de décomplexion, le Disco s’inscrit dans la volonté des jeunes de l’époque de se libérer des bonnes mœurs et de briser le moule de la société. Ainsi, au-delà de la musique, le Disco est à l’origine d’un mouvement où la sexualité est libérée, les styles vestimentaires extravagants et colorés et la drogue désinhibée. Les boites de nuit sont vite devenues les lieux incontournables de la Disco life et s’inscrivent désormais dans le nouveau mode de vie des étudiants américains dont la plus connue est le Studio 54, situé à Broadway. Le Disco s’exporte rapidement en Europe et les jeunes européens accueillent à bras ouverts le mouvement libéral qui accompagne le genre musical.

Les stars du Disco

L’arrivée du Disco a mis en lumière de nombreux artistes qui sont aujourd’hui connus pour être les rois et les reines du disco. Des chanteurs masculins comme féminins ont surfé sur la vague du Disco et ont su la dompter d’une main de maître. En commençant par Manu Dibango et son titre « Soul Makossa » sorti en 1973. La rythmique de son refrain et surtout le « mama ko mama sa maka makossa » ont conquis le monde entier. Ils ont même été repris par des artistes aujourd’hui planétaires pour devenir « ma-ma-se, ma-ma-sa, ma-ma-ko-ssa » chez Rihanna dans son titre « Don’t stop the music » mais aussi chez Michael Jackson dans son titre « Wanna be startin’ somethin’ » issu de son album à succès Thriller. D’autres ont suivi le mouvement, comme Gloria Gaynor avec sa reprise de « Never can say goodbye » en 1974, ou encore « Kung Fu Fighting » de Carl Douglas sorti la même année.

Après eux, Donna Summer a pris le relai avec son single « Love to love to baby » qui exploite au maximum la sexualité décomplexée du Disco dans ce titre langoureux. Plusieurs autres de ses singles suivront ce pan du Disco. Dans le même registre, Diana Ross a aussi misé sur la sensualité et le monde de la nuit dans ses musiques avec notamment le célèbre « Love Hangover ». Après cela, ce sont les femmes du groupe LaBelle, bien plus directes, qui s’approprient ce registre avec le single « Lady Marmelade » et son fameux « Voulez-vous coucher avec moi ce soir ? ».

Une place dans le 7ème art

Eh oui ! comme vous l’aurez compris, le Disco s’est invité dans le monde du cinéma avec le film disco le plus connu de tous les temps, j’ai nommé, « Saturday Night Fever » (La Fièvre du Samedi Soir) de John Badham. Sorti la première fois en salle le 16 décembre 1977, le film a lancé la carrière de John Travolta et la bande originale du film que l’on doit aux Bee Gees a bouleversé les charts. Il est resté au top des classements musicaux pendant 24 semaines et a comptabilisé à l’époque plus de 25 millions de ventes. Les titres de l’album ont enflammé les discothèques dont notamment les indétrônables « Stayin’ Alive », « Night Fever », « More than a woman » et bien d’autres.

La mort du Disco

A partir des années 1980, le Disco décline peu à peu après une décennie sous les feux de la rampe. Il se meurt petit à petit au moment où les Etats-Unis partent en guerre contre l’homosexualité et prônent un mode de vie plus moral et puritain. La presse s’empare du phénomène et les gros titres déclarent désormais la mort du Disco. L’arrivée du SIDA et la situation économique ont eu raison des discothèques qui se retrouvent vides de monde. Le mouvement Disco a marqué son temps et est dorénavant caractéristique d’une époque où la liberté était maîtresse du monde de la nuit. Aujourd’hui, les seuls moments où l’on peut entendre du Disco sont dans les soirées à thème ou lors des sessions années 80 des évènements musicaux.

L’époque des patins à roulettes et des boules à facettes nous manquera. Disco will never die !

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